• Causes semblables, effets comparables?

    FRONT POPULAIRE

    1.  Origines et formation du Front populaire (1934-1936)

    Le Front populaire apparaît comme la réponse à une triple crise. Tout d'abord, une crise économique qui, partie des États-Unis en 1929, atteint la France en 1931 et se caractérise par une chute de la production et des exportations à laquelle les gouvernements tentent de remédier par la déflation, c'est-à-dire par la diminution des dépenses publiques destinée à faire baisser les prix. Or celle-ci aboutit à une compression du pouvoir d'achat des ouvriers touchés par le chômage et des classes moyennes urbaines ou rurales qui constituent l'assise de la IIIe République (petits exploitants agricoles, commerçants, artisans, petits industriels, etc.) et dont les revenus chutent.

    Ensuite, le Front populaire est né en réaction à la poussée fasciste et autoritaire en Europe avec l'arrivée au pouvoir de Hitler en Allemagne (1933), le rapprochement entre ce dernier et Mussolini et l'avènement de dictatures en Europe centrale, orientale et balkanique. Cette situation trouve son équivalent en France avec la résurgence des ligues nationalistes (les Jeunesses patriotes, les Croix-de-Feu), étayées par des groupuscules fascisants (comme le Francisme ou la Solidarité française), qui adoptent un programme populiste supposé répondre aux difficultés sociales de la population. Ce sont ces groupes qui constituent l'infanterie de l'émeute du 6 février 1934, au cours de laquelle les ligues, appuyées par des associations d'anciens combattants et les élus de la droite parisienne, tentent de s'emparer du Palais-Bourbon pour contraindre à la démission le gouvernement du radical Édouard Daladier. Analysée par la gauche française comme une tentative de coup d'État fasciste, cette manifestation va provoquer une réaction populaire, encadrée par les syndicats et les partis de gauche, afin de promouvoir une action commune contre le danger manifesté.

    Enfin, le Front populaire naît de l'impasse politique dans laquelle se trouve la gauche française et qui  […] Depuis le début des années 1930, la France est confrontée à une crise multiforme, à la fois économique, politique, sociale et morale, marquée par une profonde dépression, une poussée du chômage, une chute des revenus, une perte de confiance dans la démocratie parlementaire et une impuissance des gouvernements successifs, de gauche et de droite, à redresser la situation. C'est pour faire face à cette crise que naît le Front populaire, alliance conclue, en 1935, entre les partis politiques et les organisations de gauche pour résoudre la crise économique, vaincre le chômage, faire échec au fascisme et remporter les élections législatives de 1936. La victoire électorale du Front populaire entraîne la formation d'un gouvernement dirigé par le socialiste Léon Blum qui pratique, dès lors, une politique de progrès social, demeurée dans les mémoires. Il va, toutefois, connaître un triple échec économique, social et politique, qui conduira le Front populaire à l'agonie, puis à l'éclatement à l'automne de 1938. 

    Le Front populaire est une coalition de partis de gauche qui gouverna la France de 1936 à 1938. Il réunissait les trois principaux partis de la gauche, la SFIO, le Parti radical-socialiste et le Parti communiste (qui soutenait les deux premiers sans participer directement au gouvernement), mais également toute une nébuleuse d'autres mouvements. 

    Le gouvernement de Front populaire fut le premier de la IIIe République dirigé par les socialistes. Il initia plusieurs réformes sociales importantes et constitue encore actuellement une des références incontournables de la mémoire et de l'histoire de la Gauche française : les congés payés, la réduction du temps de travail avec la semaine de quarante heures et l' établissement des conventions collectives

    L'assemblée élue lors des élections de 1936 demeura inchangée jusqu'en septembre 1939, date à laquelle 49 députés communistes furent arrêtés. L'année suivante, en juin 1940, la France connaissait la défaite face à l'Allemagne. 

    Ce sont donc les militants ordinaires, contre la volonté des états-majors hormis Jacques Doriot, qui font du 12 février 1934 une manifestation unitaire, et préparent ainsi les esprits à l'idée du Rassemblement populaire. Épisode symptomatique d'une union antifasciste bien plus précoce à la base qu'à la tête de deux partis dont les dirigeants se haïssent.

     

    Un programme électoral modéré et ambigu

     

    Le programme du Front populaire, censé se structurer autour de son slogan électoral « Pain, Paix, Liberté », est plus concrètement organisé en deux rubriques.

     

    Dans le domaine politique, les revendications sont classiques : défense de la démocratie (désarmement et dissolution des ligues, obligation pour les organes de presse de publier leur bilan financier pour permettre à leurs lecteurs de connaître l'identité de ceux qui les financent, promotion des droits syndicaux et de l'école laïque) et de la paix (désarmement relatif, promotion de la sécurité collective et de la négociation dans le cadre de la SDN). En dehors de la volonté de nationaliser les industries pour soustraire la politique extérieure de la France à l'influence des marchands de canon, « cette plateforme somme toute modérée témoigne davantage de préoccupations électorales que d'une claire perception de la situation internationale : ni la question coloniale, ni les dangers extérieurs, ni la situation en Europe ne semblent préoccuper ses signataires », et l'antifascisme reste essentiellement à destination interne, contrairement aux souhaits du PCF, plus belliciste et prêt à internationaliser la lutte contre le fascisme. Ces ambiguïtés en matière de politique extérieure pèseront lourd dans les difficultés ultérieures du gouvernement de Front populaire.

     

    Les mesures préconisées par le Front populaire en matière économique sont plus conséquentes, bien que tout autant marquées du sceau du compromis. En dehors de la volonté de réformer la Banque de France en la soustrayant à l'influence de ses 200 plus gros actionnaires (les « 200 familles », ce « mur d'argent » qui avait brisé en 1925 le premier gouvernement du Cartel des Gauches), « il s'agit, à l'instar de Roosevelt aux États-Unis, de conduire, comme on le dira plus tard, une politique de relance par la consommation, dont on espère la reprise de la production, la réduction de la thésaurisation et le retour de la croissance » : « réduction de la semaine de travail sans réduction du salaire hebdomadaire », « plan de grand travaux d'utilité publique », création d'un « fonds national de chômage » et d'un régime de retraite pour les vieux travailleurs. À cela s'ajoute en matière agricole la mise en place d'un Office national des céréales destiné à régulariser le marché et lutter contre les spéculateurs. 

    En fait, même sur le plan économique, ce programme modéré du « plus petit dénominateur commun » reste modeste et se contente de prévoir la « réalisation des tâches immédiates » pour résoudre la crise et apporter « une solution aux injustices sociales les plus criantes [...], sans toucher aux structures de la société », comme le souhaiteraient les socialistes. De ce point de vue, il est nettement plus proche des vues du parti radical que de celui de la SFIO, plus étatiste quand les radicaux restent fondamentalement des libéraux. Cela n'a pas été sans créer des tensions entre le parti radical et les socialistes, mais ces derniers ont dû s'incliner compte tenu de la farouche volonté du PC de faire preuve de modération pour assurer le ralliement des classes moyennes au Front populaire. Il ne constitue d'ailleurs qu'une base de désistement pour le second tour, chaque parti défendant au premier tour son propre programme, dont la compatibilité avec le programme de Front populaire n'est pas toujours évidente. Ici comme en politique étrangère, les divergences entre alliés, les ambiguïtés sont nombreuses, même si dans un premier temps l'enthousiasme des militants peut les maintenir sous cloche.

     

    Le gouvernement est globalement dominé par les socialistes (20 ministres et secrétaires d'État, contre 13 radicaux), les communistes choisissant de le soutenir de l'extérieur. En effet, tout en assurant Blum de leur total soutien, le PCF préfère ne pas donner prise aux craintes révolutionnaires alimentées dans les classes moyennes. 

    Cette position a en outre l'avantage de ne pas trop les compromettre avec un pouvoir resté bourgeois et de préserver le cas échéant leur image au sein des masses, où leur influence grandit (duplicité des partis).  

     

    Le mouvement de grève de mai-juin 1936

     

    Avant la formation du nouveau gouvernement, des grèves éclatent dans des usines d’aviation du Havre. Le 11 mai, 600 ouvriers et 250 employés des usines Breguet arrêtent le travail pour demander la réintégration de deux militants licenciés pour avoir fait grève le 1er mai. L’usine est occupée et les tentatives de la police de déloger les grévistes échouent, les dockers se solidarisant des grévistes. En deux jours, ces derniers obtiennent satisfaction. Le 13 mai, c'est au tour des usines Latécoère, à Toulouse, puis le 14 à celles de Bloch, à Courbevoie, d'être occupées. Le mouvement se répand comme une trainée de poudre, atteignant rapidement les entreprises voisines. 

    Le 24 mai le rassemblement en souvenir de la Commune de Paris rassemble 600 000 participants, brandissant des drapeaux rouges et chantant des hymnes révolutionnaires. Le lendemain, de nombreuses grèves débutent en région parisienne, qui obtiennent généralement rapidement satisfaction. Le 28, les 30 000 ouvriers de Renault à Billancourt entrent dans la grève. Un compromis est trouvé avec la CGT, mais la lame de fond continue, et à partir du 2 juin des corporations entières entrent en grève : la chimie, l’alimentation, le textile, l’ameublement, le pétrole, la métallurgie, quelques mines, etc. À partir du 5, les vendeurs de journaux, les tenanciers de kiosques, les employés des salles de spectacles, les commis, les garçons de café, les coiffeurs, des ouvriers agricoles etc. font grève, souvent pour la première fois. 

    Pour la première fois également les entreprises sont occupées par les grévistes, qui organisent des comités de grève. Se trouve remis en cause le principe de la propriété privée des moyens de production. Des bals sont donnés dans les usines ou les grands magasins, des compagnies de théâtre (comme le groupe Octobre de Jacques Prévert) jouent des pièces. On compte 12 000 grèves, dont 9 000 avec occupation, entraînant environ 2 millions de grévistes. Malgré les paroles rassurantes de Léon Blum, le climat qui règne alors en France a des connotations clairement révolutionnaires. Peu ou pas encadré par des organisations politiques ou syndicales, le mouvement trouve des causes multiples et fortement localisées, mais a aussi un côté festif. Comme le dit la philosophe Simone Weil, ce sont de véritables « grèves de la joie » : on fête la victoire électorale de la gauche, la dignité ouvrière retrouvée après une longue période de compression. L'aile gauche de la SFIO soutient pleinement la grève générale : dans un article publié dans Le Populaire le 27 mai, Marceau Pivert presse Léon Blum de s'appuyer sur ces mouvements sociaux pour envisager une vraie conquête du pouvoir, clamant que « tout est possible ». 

    C'est bien l'opinion de l'actuel Président du Conseil, le radical Albert Sarrautci refuse, soucieux de respecter scrupuleusement le calendrier fixant l'expiration du mandat de la Chambre élue en 1932 au mois de juin. Le patronat hésite à employer la force pour évacuer les usines et préfère la négociation. Le gouvernement Blum, enfin formé le 4 juin, cherche tout de suite à faire cesser le mouvement de grève. Les accords de Matignon sont signés dans la nuit du 7 au 8 en échange de l’évacuation des usines. Mais la reprise n’est pas immédiate, et bien des délégués des usines en grève souhaitent continuer le mouvement. À partir du 11 juin, le PCF milite pour l’arrêt des grèves, Maurice Thorez déclarant qu'« il faut savoir arrêter une grève dès que satisfaction a été obtenue ». Le mouvement gréviste reflue peu à peu. 

    Le succès électoral a donc éveillé chez l'ensemble des travailleurs un immense espoir. Ainsi, un mouvement de grève et d'occupation d'usines se mit en place, gagnant toute la France. Près de deux millions de travailleurs débrayèrent, paralysant le pays. Les patrons, craignant au plus haut point une révolution bolchevique, s'empressèrent de négocier sous l'égide du gouvernement dans le but d'obtenir la reprise du travail.

     

    Politique économique et sociale

     

    Ainsi, le 7 juin 1936, les accords de Matignon furent signés par la CGT et le patronat, à l'initiative du gouvernement. Ces accords mettaient en place, entre autres, le droit syndical, et prévoyaient une hausse des salaires de plus de 7 à 15 % selon les branches professionnelles, soit environ 12 % en moyenne sur toute la France. Quelques jours plus tard, bien que ces mesures ne figurent pas dans le programme du Front populaire, par deux lois votées par le Parlement, les premiers congés payés (2 semaines) furent instaurés, et la semaine de travail passa de 48 à 40 heures. Pour les ouvriers et employés partant en vacances, Léo Lagrange créa des billets de train avec 40 % de réduction, qui existent toujours.
    Ces accords n'empêchèrent pas les grèves et les occupations de se poursuivre, souvent jusqu'en juillet 1936. 

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     { A savoir et relier: Les accords de Grenelle ont été négociés les 25 et 26 mai, en pleine crise de mai 1968, par les représentants du gouvernement Pompidou, des syndicats et des organisations patronales. Parmi les négociateurs figuraient notamment pour le gouvernement le Premier ministre Georges Pompidou, le ministre des Affaires sociales Jean-Marcel Jeanneney, le secrétaire d'État aux Affaires sociales Jacques Chirac, et pour les syndicats :   
    La salle des Accord au ministère du Travail (hôtel du Châtelet).
     

    Les accords de Grenelle, conclus le 27 mai 1968 à l'hôtel du Châtelet, aboutissent essentiellement à une augmentation de 35 % du SMIG (salaire minimum interprofessionnel garanti) et de 10 % en moyenne des salaires réels. Ils prévoient aussi la création de la section syndicale d’entreprise, actée dans la loi du 27 décembre 1968.

     

    Rejetés par la base, ils ne résolvent pas immédiatement la crise sociale et la grève continue. Cependant trois jours plus tard, le 30 mai, le général de Gaulle de retour à Paris après avoir rencontré le général Massu à Baden-Baden (Allemagne) la veille, et conforté par une énorme manifestation de la droite sur les Champs-Élysées, décide la dissolution de l'Assemblée nationale et provoque des élections législatives qui voient le 30 juin 1968 le triomphe des gaullistes de l'UDR (293 sièges sur 487) et mettent un terme à la crise politique. 

    Le nom de Grenelle est tiré du lieu où se négocièrent les accords, au ministère du Travail situé rue de Grenelle à Paris. L'hôtel du Châtelet, construit à la fin du XVIIIe siècle, ancien palais archiépiscopal, est en effet affecté au ministère du Travail depuis 1905. La « salle des Accords », ainsi nommée depuis lors, est une ancienne salle à manger dont le décor originel a été préservé. 

    Le nom de « Grenelle » a été repris à la fin des années 2000 pour désigner des consultations publiques sur des sujets majeurs, comme lors du Grenelle Environnement en 2007.}

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    "Duplicité des syndicats, des partis et des leaders d'opinion...lestage des miettes comme toujours..." ainsi s'en contente le bon peuple.

     

    Le 29 juillet, fut votée la retraite des mineurs et, le 28 août, une loi sur les allocations chômage. Une politique de nationalisations fut mise sur pied, dans l'industrie aéronautique, d'armement (7 août), puis dans les chemins de fer (naissance de la SNCF en 1937). La Banque de France ne fut pas nationalisée, mais la tutelle de l'État s'accrut et le droit de vote s'étendit à tous les actionnaires (il était jusqu'alors réservé aux 200 plus gros). 

    Le 28 août, fut adopté un budget de 20 milliards de francs pour de grands travaux. Le gouvernement signe le 1er octobre un accord monétaire avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pour fixer la valeur du franc dans une fourchette de 43 à 49 milligrames d'or contre 65,5 milligrammes auparavant. 

    Un Office national interprofessionnel du blé (actuel Office national interprofessionnel des grandes cultures) eut pour charge de soutenir les prix payés aux agriculteurs, très durement touchés par la crise. Georges Monnet, ministre de l'Agriculture, ne réussit pas à faire adopter la création d'autres offices pour les autres productions, devant les réticences du Sénat, mais l'Onib servit de modèle aux structures créées après la Libération, voire à celles mises en place par la Politique agricole commune (PAC). La politique d'électrification des communes rurales, très énergique dans les années 1920 sous Henri Queuille, fut reprise. 

    Le démographe Alfred Sauvy considère ce passage aux 40 heures comme une décision « bloquant une économie en pleine reprise qui est l'acte le plus dommageable commis depuis la révocation de l'Édit de Nantes». Dans le même sens, on trouve les critiques de Raymond Aron et Robert Marjolin: le premier regrette, comme Alfred Sauvy, l'ignorance économique de la classe politique, tandis que le second insiste sur le caractère néfaste sur l'abaissement de la production industrielle de la France au pire moment. 

    Une partie du programme du Front populaire touchait l'éducation et loisirs...« Notre but simple et humain, est de permettre aux masses de la jeunesse française de trouver dans la pratique des sports, la joie et la santé et de construire une organisation des loisirs telle que les travailleurs puissent trouver une détente et une récompense à leur dur labeur. » (Léo Lagrange, sous-secrétaire d'État à la jeunesse et aux loisirs, lors d'un discours radiodiffusé, le 10 juin 1936). 

    Bilan 

    Le bilan du Front populaire est « contrasté ». Il introduit de nombreuses réformes historiques, notamment en matière économique et sociale : les congés payés, la réduction du temps de travail avec la semaine de quarante heures et l' établissement des conventions collectives. 

    La question de l'héritage du Front populaire, de l'état dans lequel il laissa la France en 1938, suscita bien des passions. Ainsi, le régime de Vichy lui attribua la responsabilité de la défaite française face à l'Allemagne nazie, ce que les historiens ne font pas.  

     

    Les valeurs populaires, les quatre principes de la République

      

    1. Aucune partie du territoire ne peut être abandonnée : 

    2. L’État est neutre en matière religieuse et respecte les croyance : 

    3. Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple : 

    4. Protection des plus faibles :  

    indivisible 

    laïcité 

    démocratie 

    social  

     

    Les trois valeurs de la République

      

    1. Pouvoir agir selon sa volonté en respectant les autres et la loi : 

    2. Être soumis aux mêmes droits et aux mêmes devoirs : 

    3. Solidarité et amitié entre les êtres humains :  

    liberté 

    égalité 

    fraternité

     

     

     

     

     

     

     

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