• Du bienfait à la vertu

    En guise...en guise...Monseigneur le Duc de ...Oui Madame la Marquise, tout va très bien...tout va très bien... Avec des câlins

    En guise, en guise, Monsieur le Duc…de…Guise.

    J’ai suivi une formation de thérapeute en développement personnel et voilà un petit moment que je m'intéresse aux câlins, pas seulement ceux que je partage avec mes proches, mais surtout je suis intimement convaincu des bienfaits de ces derniers sur notre santé, et sur notre niveau de stress en particulier.

    Et comme le hasard fait toujours bien les choses, je suis partie en vacances cet été avec un petit livre sous le bras (parmi d'autres) : La câlinothérapie, une prescription pour le bonheur, de Céline Rivière. J'avais prévu d’en parler dans mes articles (journaliste pigiste) mais avec un manuscrit à terminer (Sur l’homme et son évolution) et une rentrée plutôt animée, le moment n'était pas opportun pour moi. Il l'est aujourd'hui, plus que jamais il me semble, car en ces temps agités, un peu de douceur dans un monde de brutes n'est pas de trop...

    Céline Rivière, psychologue clinicienne et neuropsychologue, partage d'emblée l'ambition qui l'a portée à travers l'écriture de ce livre : redonner aux câlins la place qu'ils méritent et montrer scientifiquement leurs nombreux bienfaits. "Qu'est-ce que la câlinothérapie ? Quels sont les bienfaits des câlins sur la santé ? Les récentes découvertes montrent que le câlin améliore notre bien-être par la libération de l'hormone du bonheur : l'ocytocine, et entraîne une chute du taux de cortisol, l'hormone du stress. Cela a un impact direct sur notre santé. La pression artérielle baisse, nous nous sentons mieux, apaisés. Depuis l'enfance, on nous enseigne à aller à l'encontre de nos pulsions premières, à les maîtriser jusqu'à ne plus les ressentir. Cet élan, nous le refreinons par crainte du jugement, par peur du ridicule ou de la morale. La câlinothérapie nous propose de réparer ces manques et de nous faire revivre la sécurité du petit enfant. Entre traumatisme et bien-être absolu, les câlins ne sont pas un sujet quelconque. En manquer n'est pas anodin, cela fait souffrir, beaucoup. Dans une sécurité affective, un état d'esprit apaisé, un corps touché tombe moins malade. Le système immunitaire s'en trouve renforcé. Face à cette demande d'un genre nouveau, les propositions fleurissent. De toutes sortes. Des hugs aux bars à câlins, des animaux à caresser dans les maisons de retraite aux bars à chat, des contacts peau à peau pour les enfants prématurés à Amma qui réussit à rassembler des milliers de personnes en proposant une étreinte d'amour... Tout est prétexte au rapprochement." Parmi les bienfaits évoqués, j'en ai retenu 4 :

    4 bonnes raisons d'adopter la câlinothérapie !

    1 Les câlins renforcent notre système immunitaire Des chercheurs se sont récemment penchés sur la question : Sheldon Cohen, professeur de psychologie de l'Université Carnegie Mellon à Pittsburgh, voulait savoir si le fait de bénéficier d'un soutien social et affectif de bonne qualité pouvait aider à se défendre contre les infections. Une étude a été menée chez 404 adultes en bonne santé, et leur a demandé de quantifier, à l'aide d'un questionnaire, le soutien dont ils bénéficiaient de la part de leurs proches. De plus, ils devaient noter, pendant 14 jours, le nombre de "hugs" reçus. L'étape suivante consistait à exposer les participants au virus du rhume, à les isoler et à surveiller l'apparition éventuelle d'une infection. Les résultats sont nets : les "hugs" représentent environ 30 % de l'effet protecteur des relations sociales contre les symptômes infectieux. Selon Sheldon Cohen, la chaleur humaine est donc un anti-stress efficace, qui peut nous protéger contre certaines agressions virales.

    2 Les câlins nous connectent instantanément à nos émotions Découverte en 1906 par le chercheur anglais Sir Henry Dale, l'ocytocine, également appelée l'hormone du bonheur, est secrétée par l'hypophyse. Tous les mammifères, mâles et femelles, produisent de l'ocytocine. Cette hormone détermine notre capacité à nous attacher et à aimer, à nous calmer et nous relaxer, à établir et maintenir des liens entre les individus. Tant du point de vue préventif que curatif, le toucher si particulier du câlin accroit donc les capacités de défense de l'organisme et relance globalement l'ensemble des fonctions du corps mais, plus profondément encore, il reconnecte au sentiment de bien-être parce qu'il relie l'individu à lui-même, aux autres et à la réalité de son environnement. Le câlin nous reconnecte à notre cerveau le plus primaire au cerveau émotionnel. L'idée du câlin est donc d'harmoniser le cerveau émotionnel en passant par le cœur.

    3 Les câlins nous relient aux autres Céline Rivière l'affirme : nous manquons de contacts. "Depuis l'enfance, on nous enseigne à aller contre nos pulsions premières, à les maîtriser pour les faire disparaître. L'éducation a appris à notre corps à se cadenasser. Cet élan, nous le réfrénons par crainte du jugement, par peur du ridicule, de la méprise ou par respect d'une certaine morale. Le toucher est devenu aseptisé". Pourtant, en nous privant du "toucher bienveillant", nous nous privons d'entrer en connexion avec l'autre : "Retrouver nos émotions et notre respiration dans la simplicité d'un contact. Nous libérer du poids de nos vies, le temps d'une parenthèse, et en ressortir plus forts, mieux dans notre corps et dans notre tête. (...) Redevenir humains en nous laissant aller à nos émotions dans une chaleur réparatrice autorisant nos faiblesses. Écouter nos messages, ceux qui circulent entre le coeur et le cerveau. Entrer en résonance avec l'autre pour atteindre l'harmonie."

    4 Les câlins sont une excellente façon de démarrer (et de terminer) la journée ! Démarrer sa journée en prenant le temps, au réveil, de se serrer dans les bras, est bien plus agréable, vous en conviendrez, que de se croiser à la va-vite sans se jeter un regard. C'est déjà entrer en résonance avec l'autre, c'est signifier à l'autre combien il est important. C'est un peu comme lui dire : "Tu comptes pour moi, je m'arrête pour te serrer contre moi et te souhaiter une belle journée." Peu importe si nous sommes en retard, peu importe si nous partageons ce même rituel avec le même conjoint depuis plus de 20 ans, peu importe si nous avons un, deux, trois enfants ou plus. Car chaque câlin est unique : les parents le savent, le câlin que nous partageons avec l'un de nos enfants n'est pas le même que celui que nous partageons avec l'autre. Aucun risque donc de banaliser ce geste, point de rencontre entre deux personnes. Pourquoi ne pas imaginer mettre le réveil dix minutes plus tôt pour se donner ce temps-là, en profiter pleinement (en pleine conscience, donc) et s'offrir un démarrage en douceur, dans la chaleur des bras de ceux qu'on aime... Ce sont précisément des petits choix comme ceux-ci qui nous permettent de nous réapproprier notre temps.

    Céline Rivière conclue son essai en nous confiant qu’il faudrait remplacer la pause cigarette par la pause câlin : "Dans le rythme effréné de nos vies actuelles, quel bénéfice ! Moins de stress, davantage de liens, pas d'effets secondaires... Et si nous inscrivions le câlin comme méthode préventive ? Du sur-mesure dans toute cette complexité de prise en charge du "bien-être". Rien à apprendre, vous savez déjà tout. Regardez les enfants pour retrouver les bons gestes, ceux qui amèneront les belles émotions, les plus pures. Laissez votre esprit au repos le temps du ressenti." Si avec ça, vous n'êtes toujours pas convaincu(e)s des bienfaits des câlins, mettez vite votre intellect de côté et laissez parler votre cœur : passez à l'action maintenant et laissez-vous porter par vos émotions ! Alors, vous savez ce qu'il vous reste à faire : à vos câlins ! Et si on commençait par nous deux ? Oui vous en face de moi…Homme ou femme qu’importe !!! allez un premier pas…

     

    PS : j'ai découvert en rédigeant ce billet que nous fêtions le 21 janvier de chaque année (et ce depuis bientôt 30 ans) la Journée internationale des câlins, communément appelée le "Hug day"...

     

    Un article de Michel Piriou Montreuil le 05/03/2017

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