• Le citoyen comme modèle et comme alternative (première partie)

    Le citoyen comme modèle et comme alternative (première partie)

    AVERTISSEMENT

    Dans cet article sous forme de dossier, je ne me suis nullement proposé d’écrire un exposé sur le capitalisme. Je n’ai encore bien moins eu le dessein de tenter une esquisse sociologique. Est-il besoin de dire qu’en aucune façon, cet article ne peut avoir la prétention de rivaliser avec ceux de professeurs qui se recommandent par leur érudition, si étendue, bien que parfois un peu trouble. Mon dessein a été simplement de réunir, d’une façon synthétique, un certain nombre de données historiques, vraiment sûres, élaborées surtout en vue des services qu’elles pourraient rendre à la compréhension de l’actualité. C’est, en un mot, un essai de synthèse et d’histoire comparée. J’ai tenté de rendre compte de l’évolution économique et sociale, qui a abouti, au XIXe siècle, d’une part au triomphe du capitalisme et de la grande industrie, d’autre part aux conséquences civilisatrices et aux réactions des « objets humains », qui en sont la matière première animée.

    Le point de vue sociologique, ne tient qu’un compte secondaire de l’espace et du temps ; il a surtout pour objet de décrire l’organisation des sociétés in abstracto. Or, pour nous citoyen, les deux facteurs, temps et espace, sont essentiels, car c’est surtout l’évolution de phénomènes que nous étudions, et dans des régions bien déterminées.

    L’économie politique se propose d’étudier les lois de la production, de la distribution et de la consommation des richesses, sans tenir un compte trop étroit des « contingences », bien que l’idée d’évolution d’autonomie citoyenne la pénètre peu à peu. Or, l’histoire doit s’occuper tout particulièrement de ces contingences. Ce qui ne veut pas dire que je n’ai pas tiré grand profit de la fréquentation des sociologues et des économistes. Ils s’attachent surtout à l’observation de la société contemporaine.

    Mais l’apprenti historien, pour comprendre le passé, a besoin de connaître le présent et de s’en rendre compte. Si je n’avais pas sous les yeux une société, régie en grande partie par l’organisation capitaliste, l’idée ne me viendrait pas d’en comprendre la genèse.

    La méthode, qui m’a semblé la plus légitime et la plus fructueuse dans l’ordre d’études, c’est la méthode comparative. Comme j’ai voulu saisir les origines des mouvements populaires, non pas dans un seul pays, mais partout où on peut les étudier, la pratique de l’histoire comparée s’imposait d’autant plus fortement. J’ai dû y avoir recours dans l’espace, mais aussi dans le temps, car l’accumulation des condition nécessaire aux situations de crises sociales-, ne s’est pas produite au moyen âge de la même façon que dans les temps modernes, et l’organisation capitaliste du moyen âge, encore sporadique et embryonnaire est très différente de l’organisation qui prévaudra aux XVIIIe et XIXe siècles. Ce sont principalement ces différences qui nous permettent en tant que citoyen observateur de saisir le sens de l’évolution et de déterminer le caractère pernicieux de la société capitaliste moderne.

    Je me suis appliqué à recourir aux faits concrets. Néanmoins, comme c’est un dossier limité, j’ai fait oeuvre de synthèse en employant la généralisation et, je n’ai pas pu éviter toute abstraction, puisque entre généralisation et abstraction, il existe un lien assez étroit.

    Un autre inconvénient d’une étude comme celle-ci, c’est que l’on est obligé de reléguer dans l’ombre, nombre de faits d’un autre ordre, religieux, idéologiques, philosophiques, etc.. Or, je reconnais que ces faits peuvent avoir exercé, en bien des cas, une notable influence sur l’origine des différents facteurs qui forme l’organisation et aboutissent à une société complexe. Les personnalités aussi passent complètement à l’arrière-plan ; or, n’ont-elles eu aucune influence sur l’évolution des faits que nous étudions ? L’œuvre de Colbert, par exemple, si on en a souvent exagéré l’importance, n’a-t-elle pas contribué à l’évolution du capitalisme, n’a t’elle pas façonnée, à sa manière, l’idéologie libérale, ne faisons-nous pas référence à l’esprit jacobin, tout au moins en France.

    En un mot, tous les faits individuels, qui forment la trame de l’histoire générale, sont sacrifiés, et sans doute d’une façon excessive. Cependant, un essai de synthèse et d’histoire comparée, ne peut-il rendre quelques services, même à cette histoire générale dont nous sommes souvent les témoins impuissants. Ne peut-il expliquer plus fortement certains faits d’un autre ordre, contribuer à en montrer « le lien ». Sans doute, on peut considérer que l’individuel seul correspond à la réalité mais, comme le général est plus intelligible que le particulier, son étude peut nous aider à mieux comprendre cette catégorie de faits, qui ne se sont jamais produits qu’une fois, d’une certaine façon, et qui, tant qu’ils restent isolés, sont difficilement accessibles à la conscience.

    SURVOL DES ORIGINES DU CAPITALISME MODERNE

    En un pareil sujet, il importe avant tout de définir exactement ce que l’on doit entendre par l’expression : capitalisme moderne. Certains écrivains prétendent que le capitalisme est né dès que s’est développée la richesse mobilière. A ce compte, il n’est pas douteux que le capitalisme aurait existé déjà dans le monde antique, non seulement chez les Romains et chez les Grecs, mais dans des sociétés plus anciennes, qui ont pratiqué d’actives tractations commerciales.

    Mais il s’agit en ce cas, si capitalisme il y a, d’un capitalisme purement commercial et financier. Dans le monde antique, le capitalisme ne s’est jamais appliqué à l’industrie ; chez les Grecs et même chez les Romains, on ne trouve que de petits métiers, travaillant pour des marchés locaux, et surtout une main-d’oeuvre servile, qui a pour fonction de subvenir aux besoins de la familia, comme c’est le cas sur les latifundia romains. Dans les premiers siècles du moyen âge, tout au moins depuis l’époque carolingienne, l’économie a un caractère presque uniquement rural ; les villes ne sont plus guère que des refuges et des forteresses : il n’y a plus trace de capitalisme. Puis, les croisades, en étendant les relations des pays avec l’Orient, en provoquant un grand mouvement commercial, ont permis aux Génois, aux Pisans et surtout aux Vénitiens d’accumuler de grands capitaux ; ainsi s’expliquent les premières manifestations du capitalisme dans les républiques italiennes. Mais on ne saurait, en aucune façon, parler de régime capitaliste, au sens moderne du mot. Quels sont, en effet, les caractères essentiels de la société capitaliste, telle que nous la connaissons aujourd’hui ? C’est, non seulement l’expansion du grand commerce international, mais aussi l’épanouissement de la grande industrie, le triomphe du machinisme, la prépondérance de plus en plus marquée des grandes puissances financières. En un mot, c’est l’union de tous ces phénomènes qui constitue véritablement le capitalisme moderne. Aussi les origines lointaines de ce régime ne remontent-elles pas plus haut que l’époque, où, dans les régions économiquement les plus actives, comme l’Italie et les Pays-Bas, le capitalisme commence à exercer son emprise sur l’industrie à partir du XIIIe siècle. Il s’agit encore surtout, et presque uniquement, d’un capitalisme commercial, mais qui commence à « contrôler l’activité industrielle. Ce n’est encore, qu’un humble début. Cependant, il y a là quelque chose de nouveau, l’aurore d’un mouvement qui finira par bouleverser tout le monde économique. En fin de compte, pour éviter toute confusion, il faut prendre soin de distinguer nettement le capital et le capitalisme. Nous plaçant au point de vue strictement historique, nous n’avons pas, comme les économistes, à prendre dans toute son étendue le sens du mot capital. Sans doute, la terre, les instruments de production sont, comme les valeurs mobilières, des capitaux, producteurs de richesses. Mais c’est comme valeur mobilière que le capital a joué le grand rôle. Dans la pratique, le mot capital est né assez tard et il a uniquement désigné la somme destinée à être placée (invested, comme disent les Anglais) et à rapporter un intérêt. C’est sans doute par extension que les économistes ont donné au mot le sens qui a prévalu dans la science économique. En réalité, le capital est né du jour où la richesse mobilière s’est développée, principalement sous la forme d’espèces monnayées. L’accumulation des capitaux a été une condition nécessaire de la genèse du capitalisme, et elle s’est accentuée de plus en plus, à partir du XVIe siècle, mais elle n’a pas suffi pour achever la formation de la société capitaliste. Ce sont les formes du capitalisme commercial et du capitalisme financier qui se sont dessinées les premières. Mais, pour que l’évolution fût achevée, il a fallu une transformation de toute l’organisation du travail, des relations entre employeurs et employés, laquelle a eu pour effet d’exercer sur les classes sociales l’action la plus profonde qu’on ait jamais pu observer jusqu’alors. Aussi le triomphe de l’organisation capitaliste n’est-il pas antérieur au XIXe siècle, et même, presque partout, à la seconde moitié de ce siècle.

    LA REVOLUTION DE 1848/49

    Le milieu du XIXe siècle avait vu la montée d’un fort mouvement d’opposition libérale et démocratique, liant dans ses revendications réformes sociales et unité politique de l’Allemagne. Mais le dénominateur commun de ces mouvements d’opposition ne masqua pas les divergences qui éclatèrent au grand jour lors des nombreuses discussions et négociations, ainsi que des combats qui jalonnèrent la révolution des années 1848/49.

    Sur fond de crise économique rampante (depuis 1846), ce sont les événements politiques en France (février 1848) qui donnent le signal des premiers soulèvements à Vienne et Berlin (mars 1848). Les princes allemands se voient contraints à des concessions : ils accordent des constitutions libérales, nomment des ministres libéraux, promettent la liberté de la presse, le droit de réunion et un parlement national allemand.

    Francfort devient le théâtre principal de la Révolution. C’est là que siège le "proto-parlement" issu des mouvements révolutionnaires. Il est dominé par une majorité libérale qui, repoussant les tentatives de la gauche républicaine (minoritaire en nombre) de transformer le parlement en comité éxécutif révolutionnaire permanent, appelle de ses voeux un parlement national respectueux des gouvernements des différents états allemands. L’assemblée nationale élue fin avril entre solennellement dans l’Eglise Saint-Paul le 18 mai 1848. On n’y trouve certes aucun parti politique au sens moderne du terme, mais le centre libéral, qui représente lors des débats le courant majoritaire, se caractérise dès le début par une remarquable volonté de compromis avec les divers gouvernements.

    La tâche du parlement est double : rédiger une constitution nationale et créer une instance gouvernementale centralisée. Dès le début du mois de juin est nommé un gouvernement impérial provisoire. Sa composition révèle déjà les ambigüités et les compromis qu’il a fallu faire pour ménager toutes les susceptibilités (notamment celles des deux puissances rivales, Prusse et Autriche). Car si l’administrateur impérial nommé est l’archiduc autrichien Johann, le tout nouveau ministère des affaires impériales est confié à un personnel prussien. En outre, le parlement ne parvient à doter ce nouvel état (plus virtuel que réel) ni d’un appareil éxécutif (fonctionnaires) ni d’une armée que rejettent une partie des monarques allemands. De juin à septembre sont discutés les "droits fondamentaux du peuple allemand". Ceux-ci, votés le 27 septembre, expriment la volonté d’abolir la hierarchie sociale et les privilèges hérités du système de castes quasi féodal et d’instaurer par la loi l’égalité des droits et des chances de chaque citoyen, à l’instar des révolutions françaises et américaines. Une première crise sérieuse survient à l’occasion du soulèvement nationaliste au Schleswig. Soutenu dans un premier temps par les armées prussiennes, le Schleswig refuse l’annexion par le Danemark, mais la Prusse, contre l’avis du parlement de Francfort, céde à la pression anglo-russe et accepte le cessez-le-feu à Malmö. Le parlement doit s’incliner, faisant l’aveu de son impuissance. La constitution reflète les mêmes ambigüités, mêlant les inspirations centralisatrices et fédéralistes, les éléments démocratiques et monarchiques. La question centrale est celle des frontières du futur état allemand. Une fois encore, la volonté des parlementaires, en faveur de la solution pangermanique (Allemagne + Autriche germanophone), est contrecarrée par le refus autrichien d’abandonner sa souveraineté récemment renforcée sur ses territoires non-germanophones (Hongrie, Italie, etc.) par une constitution centralisatrice. L’assemblée nationale se replie sur la solution plus modeste de la "petite Allemagne" (Prusse élargie) et confie le titre d’empereur au roi de Prusse Frédéric Guillaume IV. Mais ce dernier, ne voulant pas d’une légitimité issue de la révolution, refuse un titre et une constitution pourtant déjà acceptés par 28 autres "gouvernements" allemands.

    Au printemps 1849 recommencent les soulèvements destinés à arracher par la force une constitution impériale. Ils sont réprimés dans le sang. Le parlement, quitté par les libéraux, déménage à Stuttgart, d’où il est bientôt chassé par l’armée du Wurtemberg. L’oeuvre de l’Eglise Saint-Paul a échoué. Dès octobre/novembre 1848 (à Vienne puis à Berlin) les forces de la Réaction avaient fait reculer les révolutionnaires et restauré l’ancienne Confédération Germanique. En 1851 sont supprimés les droits fondamentaux accordés en 1848. En 1848 La Prusse introduit le « droit de vote de classe ».

    L’échec de la Révolution est dû aux divergences concernant l’unité nationale et au conservatisme légitimiste des fonctionnaires et de l’armée. Peu à peu s’installera un pragmatisme politique et économique qui, au cours des décennies suivantes, finira par éloigner les idéaux nationalistes des aspirations réformatrices. Il faudra attendre la révolution industrielle et la guerre franco-allemande pour que soit trouvée une solution à la question nationale...

    C’est la première révolution où I’on trouve des socialistes parmi les principaux acteurs. Cette troisième révolution dans Histoire de France réussit là où celle de 1830 avait échoué. En effet, elle met définitivement fin à la monarchie. De plus, elle établit le suffrage universel masculin, et surtout, elle abolit l’esclavage. Comme celle de 1789 et les Trois Glorieuses, la révolution de 1848 trouve ses racine dans la crise économique qui touche les paysans et les ouvriers. En 1846 il y a eu une grave crise agricole. Au printemps 1847, le ouvriers affamés du Faubourg Saint-Antoine et de Lisieux pillent des boulangeries. Le progrès technique lié à la révolution industrielle en cours associé à la crise financière jettent de nombreux ouvriers hors du système. Le chômage touche massivement les ouvriers. Les patrons en profitent pour baisser les salaires. Cette paupérisation motive le passage des républicains à l’offensive contre une monarchie bourgeoise qui s’essouffle. Le 22 février 1848, un banquet républicain est interdit à Paris, ce qui met le feu aux poudres. Les émeutes républicaines obligent Louis-Philippe à abdiquer le 24 février. Le gouvernement provisoire qui se met en place, proclame la République, abolit l’esclavage et instaure le suffrage universel. Les ouvriers parisiens soutenus par Louis Blanc pénétrant dans la salle où se réunit le gouvernement provisoire imposent "le droit au travail". La République crée les Ateliers Nationaux pour le chômeurs, maïs le chômage ne cesse d’augmenter et leur situation se détériore. Le 28 février 1848, les ouvriers armés prennent l’Hôtel de Ville et imposent la journée de 10 heures, et réclament la fondation d’un ministère du Travail. Les 17 mars et 16 avril des manifestations ont lieu pour dénoncer les élections du 23 avril organisées par les modérés et les conservateurs. Le 15 mai, les faubourgs parisiens fondent sur la nouvelle assemblée constituante anti-ouvrière. Le gouvernement de droite arrête les leaders Barbès, Blanqui, Raspail). Dans le même temps, il tente de dissoudre les Ateliers Nationaux et donne les pleins pouvoirs à Paris au général Cavaignac. L’est de Paris se couvre de barricades, Les ouvriers scandent : "Du travail ou du pain ; du pain ou du plomb ". Du 23 au 26 juin 1848, La capitale connaît ses plus durs combats de rues. 11 000 ouvriers sont arrêtés dont 4 000 déportés en Algérie Le 3 juillet, les Ateliers Nationaux sont définitivement fermés. En novembre 1848 une constitution est promulguée, qui ne parle plus du droit du travail. Un mois plus tard, Louis Napoléon Bonaparte est élu Président. L’homme qui se pensait socialiste « écrivant sur » l’instinction du paupérisme, va bientôt prendre le pouvoir par la force et instaurer un autre Empire. La révolution de "48 "s’inscrit dans un processus libéral de lutte contre les régimes autoritaires en Europe. Kossuth en Hongrie, Manin en Vénétie, les étudiants à Leipzig se soulèvent. Surtout, la révolution de 1848 coïncide avec l’avènement du socialisme marxiste dans la pensée politique de gauche, refermant peu à peu le cycle « du socialisme populaire » dit utopique car non soluble par l’affrontement direct, événementiel et superficiel dans la conception.

    Ce sont toujours les périodes de crise qui amènent les citoyens à réagir. Les groupes dominants n’en ont jamais assez et ils ne lisent pas les livres d’histoire car, sinon ils sauraient qu’il faut toujours se situer dans un juste milieu pour durer. Tout le problème du pouvoir c’est qu’il est insatiable et anthropophage et dévore ses propres serviteurs, c’est une fin en soi. Si un jour, une autre société doit poindre, pour durer et perdurer elle devra exclure toute notion de pouvoir et d’argent entre ses éléments humains. Appliquer la devise des mousquetaires « un pour tous, tous pour un » à l’ensemble des habitants de la planète serait un bon protocole de départ. Il faut des protocoles pour commencer à modeler un modèle à défaut de sagesse.

    Prochainement, pour continuer sur l’idée comparative de synthèse et d’histoire comparée, je pense qu’il serait intéressant de situer l’épi-phénomène révolutionnaire des années 60/68 et de le comparer avec le déroulement des événement jusqu’à nos jours. La leçon que nous pouvons retirer de cette vision, c’est la répétition des mêmes comportements face à des situations pour ainsi dire identiques à travers l’espace et le temps. Dans un sens c’est à désespérer des institutions, surtout quand il s’agit d’en modifier les régles fondamentales contre le bien commun. C’est pourquoi le devoir de mémoire doit être de nouveau activé et présent à chaque instant, car nous avons le grand défaut à penser dans le court terme, l’immédiateté et le sensasionnel. Gardond-nous du superficiel mais également de l’attentisme qui ne peuvent, en aucune manière, nous faire progresser dans la recherche de solutions alternatives.

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