• Le goût du pouvoir

     Le goût du pouvoir n’est pas inné, il s’échafaude dans un environnement et au fil d’une histoire familiale, sociale. Il est constitutif de l’éducation des enfants des classes dominantes. Le père et, de plus en plus souvent la mère occupent des positions d’autorité dans la société d’un point de vue professionnel et par la possession d’un patrimoine important. La puissance omniprésente est redoublée par des cadres de vie qui symbolisent l’ampleur de l’espace et la richesse décorative, la supériorité, la démesure. Les tâches domestiques sont déléguées, ce qui introduit des relations de pouvoir sur autrui jusque dans l’intimité du domicile familial.  

    ELe goût du pouvoirlevés dans un univers où les profits matériels vont de soi, les enfants des classes supérieures sont façonnés pour aspirer aux mêmes avantages et se comportent à l’identique une fois l’âge adulte atteint.   

    Le goût du pouvoir est inculqué par la famille, gravé à chaud, à cœur et à sang, mais, aussi par l’école privée reproductrice d’une nouvelle couche symbolique et sociale. Par les relations de groupes de jeunes issus du même milieu et le rôle des mères qui organisent collectivement des loisirs sur mesure. L’envie de l’autorité, la soif du pouvoir, doivent être comme celles de la lecture ou de la musique, une satisfaction, un plaisir, une réalisation du plus intime de soi-même, une seconde nature.  

    Sans cette intériorisation profonde des droits que lui donne sa position dominante, le grand bourgeois, ne pourrait vivre et supporter nombre de contraintes et mondanités nécessaire dans ses relations. Ainsi en politique, tout le côté protocolaire et cérémonial qui occupe une grande partie des déplacements.

    Si, nous ne connaissons pas comment les strates dites supérieures sont créées, si nous ne savons pas comment elles sont affûtées, telles des armes de guerre prêtent à riposter, alors nous continuerons à distribuer ridiculeusement nos tracts et à nous diviser sur des détails dans des réunionnites sans fin.   

     La manière dont les petits riches sont fabriqués est très importante pour nos études d’un projet de société, la transition pour une nouvelle civilisation. Il faut en tirer moult conclusions et développer nous aussi une riposte équivalente, à condition quelle soit et reste à dimension humaine et fraternelle.  

     
    Les cœurs noirs 
      
    " L’héritage de mai 68 a introduit le cynisme dans la société et la politique déclarait un personnage politique d’un ton assuré".  Il ajoutait; - mais pas seulement, il a aussi introduit le culte de l’argent roi, du profit à court terme, de la spéculation et les dérives du capitalisme financier; comment? par les valeurs qu’il a porté-
    Déclaration incroyable devant un parterre d'anciens résistants. Incroyable et sans doute "maladif". Comment peut-on à ce point  bafouer un mouvement social novateur?  
      
    Selon lui, les contestataires de mai 68 ont bafoués les repères éthiques et contribué à affaiblir la morale du libéralisme…Le monde à l'envers. On reste sans voix devant une telle suffisance, un tel mépris de valeurs humanistes. Avec de tels représentants aux commandes pour notre collectivité, on comprend mieux pourquoi notre société est, aujourd'hui, si dépravée avec une droite au pouvoir si décomplexée.  Voilà pourquoi ils veulent aussi démolir l’héritage du conseil national de la résistance car, pour eux, se sont les libéraux seuls qui incarnent l’esprit de la résistance et non pas les maquisards massacrés par les nazis et les miliciens français.
    Les pouvoirs en place depuis 1990 et sans doute un peu avant, ont entrepris un travail de sape des fondements des institutions et des idéaux des mouvements populaires, des jeunesses, des travailleurs, des résistants, tous confondus et refondus dans le même moule.
    Le capitalisme financier dans son combat final veut par l’intermédiaire de ses porte-parole réduire une nation à sa merci pour accélérer sa suprématie et accroître l’opacité de la pompe à « phynances ».    
      
    La question est de savoir pourquoi le capitalisme financier apparaît comme une économie capricieuse, sans maturité? Le néolibéralisme ne tient plus compte des rapports de forces s’enfonçant de plus en plus dans un délire schizophrénique, coupé du monde réel. Il y a un nom pour le qualifier: le syndrome d'Hubris. Cela tient, comme je l’ai souligné un peut plus haut, à l’éducation reçue, comme des enfants dont le surmoi engraissé telle une oie, laisse passer les désirs fougueux et transgressifs, obnubilé par la puissance et la cupidité. L’absence de morale, de culpabilité donnent une petite idée de la dimension pathologique de l’immaturité et de la perversion narcissique liée à cet inachèvement du moi «normalement relié au monde réel » et aux principes de réalité, de ces individus qui règnent sur nos vies.
    Du péril qu’ils font peser sur la planète et le vivant, des violences qui en résultent dans les rapports sociaux, les troubles intérieurs qui en découlent, comme des foyers d’infection. 

    Ainsi vont les paradis fiscaux où dorment confortablement 1000 milliards d’euros, qui ne sont pas des entités extérieures au système mais son cœur, son coeur noir. Ils font partie du système capitaliste, sa partie obscure, comme une médaille à deux faces.  Il faut aussi essayer de penser un peu plus loin que cette addiction au pouvoir, ce sentiment de puissance qui est le moteur de vie de certains individus. Comment s'en prémunir?  

     
     

    Notes et bibliographie

      Raymond Baker et Eva Joly, la question des flux financiers illicites

     Charles Henri Filippi, l’argent sans maître

     OCDE documents financiers et établissements bancaires

    Le président des riches                                                   

     




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