• Qu'est-ce qu'une ressourcerie?

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    LE REEMPLOI : UNE GESTION PERFORMANTE DES

     

    ENCOMBRANTS DES MENAGES

    Qu’est-ce qu’une Ressourcerie ?

       

    La Ressourcerie gère, sur un territoire donné, un centre de récupération, de valorisation, de revente

    et d’éducation à l’environnement. Son activité est inscrite dans le schéma de gestion des déchets du

    territoire. C’est un acteur local.


    Au quotidien, elle donne la priorité à la réduction, au réemploi puis au recyclage des déchets en

    sensibilisant son public à l’acquisition de comportements respectueux de l’environnement.

    La Ressourcerie met en oeuvre des modes de collecte des déchets (encombrants, DIB…) qui

    préservent leur état en vue de les valoriser prioritairement par réemploi / réutilisation puis

    recyclage.


    Issue de l’économie solidaire et acteur du développement local, elle tisse de nombreux partenariats,

    crée des emplois durables, privilégie le service à la population et est attentive à la qualification et à

    l’épanouissement de ses salariés.


    Ainsi, la Ressourcerie est à la fois un acteur de la gestion des déchets, un acteur de la prévention des

    déchets et développe ses activités dans le respect de la Charte des Ressourceries.

    S’adossant à la déchèterie, lieu d’apport volontaire et lieu de conditionnement des matières à

    recycler ou à traiter, la Ressourcerie met en place :


    La collecte séparative  des déchets d’origine « encombrants ménagers » ou « déchets industriels

    banals » en préservant leur état, afin de pouvoir envisager une valorisation par réemploi. Cette

    collecte s’effectue par le biais des déchèteries et de collectes complémentaires.


    Le tri, le contrôle, le nettoyage , éventuellement la réparation de ces objets, afin de leur rendre

    toute leur valeur ; le démontage des objets non réutilisables afin de les traiter ou recycler dans les

    filières adéquates.

     

    La revente des objets  constitue l’aboutissement de la filière réemploi et permet d’assurer une part

    de ressources propres pour assurer la pérennité des postes de valorisation.

     

    L’éducation à l’environnement , auprès des usagers des services de collecte, des clients des lieux de

    vente des produits réemployables, des jeunes générations mais aussi auprès de tous les habitants,

    concernés en tant que citoyens et consommateurs aux problèmes d’environnement et de gestion des

    déchets.


    Le nécessaire partenariat entre collectivité et Ressourcerie

     La Ressourcerie étant un acteur de la gestion des déchets, c’est donc tout naturellement que des

    partenariats sont noués avec les collectivités ayant compétence en matière de collecte et de

    traitement des déchets. Mais l’activité de la Ressourcerie ne saurait se réduire à une simple action de

    traitement des déchets ménagers.


    Ce sont aussi des dimensions de développement des territoires, de services à la population, de

    sensibilisation à l’environnement, de création d’emplois ou plus largement de politique de

    développement durable qui animent les partenariats avec les collectivités locales.


    Lorsqu’elle n’est pas gérée en régie, la Ressourcerie assure pour la collectivité un service de collecte

    et de traitement des déchets encombrants. Elle exerce donc ses activités dans un cadre contractuel

    grâce auquel la collectivité est assurée d’une gestion transparente et d’un service de qualité.


    La complémentarité entre Déchèterie et Ressourcerie

     La mise en place de la filière réemploi s’appuie sur les dispositifs et acteurs existants. La déchèterie

    par exemple constitue déjà un lieu d’apport volontaire et dispose de filières de recyclage et de

    traitement. La Ressourcerie va donc tisser une relation privilégiée avec la ou les déchèteries du

    territoire, sur lesquelles il est aisé d’optimiser la valorisation en intercalant une opération de

    sélection des objets potentiellement réemployables avant les opérations d’orientation des déchets

    vers les bennes.


    Cela nécessite cependant de réviser le règlement de la déchèterie, d’aménager un espace adapté

    pour les produits de réemploi, de redéfinir les missions du gardien, de communiquer sur cette filière

    réemploi auprès du public et de définir la fréquence à laquelle les produits réemployables sont

    transférés vers les ateliers de valorisation.

     

    On obtient de meilleurs résultats du « tri réemploi » là où le gardien de la déchèterie est fortement

    impliqué dans l’objectif de la Ressourcerie. En effet, pour optimiser la sélection des objets, il faut être

    en mesure à chaque instant de connaître des paramètres tels que l’existence d’un marché pour tel

    type de produits, l’état des stocks, les capacités de valorisation de la structure… Et ces paramètres

    sont beaucoup plus facilement intégrés par les personnes qui exercent une activité au sein de la

    Ressourcerie. C’est donc dans les expériences de co-gestion de déchèteries par la Ressourcerie ou de

    gestion de l’entité unique Déchèterie-Ressourcerie par un seul intervenant que l’on obtient les

    meilleurs résultats. La fraction réemployable détournée des bennes peut alors représenter jusqu’à

    2kg/visite.


    L’adaptation des collectes à domicile

    La réflexion pour la mise en place d’une Ressourcerie ou l’optimisation de son fonctionnement

    amène les collectivités à imaginer des collectes spécifiques permettant de préserver les objets

    potentiellement réemployables. Il s’agit davantage de modifier les collectes actuelles de manière à

    proposer un service correspondant précisément aux besoins de la population plutôt que d’ajouter

    une collecte supplémentaire. Ainsi avec le maillage des déchèteries, certaines collectivités ont

    supprimé la collecte systématique à domicile des encombrants pour ne conserver qu’un service

    minimum de collecte sur rendez-vous, offert aux personnes à faible mobilité qui ne peuvent se

    déplacer sur les déchèteries.


    En confiant tout ou partie de cette prestation à la Ressourcerie, la collectivité s’assure une

    valorisation matière optimale et la création d’activités multiples, via le réemploi, ayant un intérêt

    social pour le territoire (emplois, animation culturelle, insertion professionnelle..). La collecte

    «préservante» permet en effet d’isoler différents flux en fonction des filières de valorisation

    possibles, dont la valorisation par réemploi qui est la spécialité de la Ressourcerie. Ces collectes à

    domicile adaptées permettent de valoriser plus de 50% du gisement, la part de déchets

    réemployables pouvant représenter plus de 30% du tonnage collecté.


    L’accompagnement au changement de comportement

     Les collectivités locales se préoccupent aujourd’hui davantage de la prévention de la production de

    déchets et la Ressourcerie apporte un relais d’information sur les gestes de tri des déchets et

    l’utilisation des dispositifs mis en place par la collectivité. Elle développe des actions de

    sensibilisation du public et d’éducation à l’environnement, participant ainsi à la conscientisation et à

    la responsabilisation des citoyens face à la gestion de leurs déchets. Les Ressourceries emploient

    pour cela des animateurs qualifiés pour intervenir auprès des différents publics, dans différents

    champs de l’environnement, avec des approches pédagogiques adaptées.


    Des plus values environnementales

     Pour atteindre l’objectif de valorisation de 50% de déchets, les dispositifs de valorisation des

    emballages, des déchets fermentescibles et des déchets encombrants doivent être combinés. Le

    réemploi apparaît comme une forme de valorisation qui doit être privilégiée pour son faible impact

    sur l’environnement. Les nouvelles réglementations comme celle concernant les DEEE le font

    apparaître clairement. Le réemploi est indiqué dans la directive européenne comme un mode de

    valorisation prioritaire.


    La mise en place de collectes adaptées et de lieux de valorisation nécessaires au réemploi

    permettent d’augmenter globalement le taux de valorisation matière (réemploi et recyclage) et ainsi

    de réduire significativement les déchets ultimes, et de préserver les matières premières non

    renouvelables. Le seul Réseau des Ressourceries en 2007 a permis de détourner plus de 16 800

    tonnes de l’enfouissement et de les conserver dans le cycle d’utilisation de la manière.

     

    Avec les débouchés locaux, peu d’énergie nécessaire à la valorisation, le réemploi permet aussi de

    réduire les transports et de minimiser les impacts sur l’effet de serre.

    Ces actions favorables à la prévention des milieux et des ressources naturelles, sont complétées par

    la conscientisation du public à la réduction des gaspillages grâce aux actions de sensibilisation.


    Un ancrage économique

     Les Ressourceries sont des acteurs de l’économie solidaire et n’ont pas de buts de profit. Cet élément

    fondamental fait partie intégrante des critères nécessaires à l’obtention du « label » Ressourcerie,

    terme déposé. Pour autant les Ressourceries sont de véritables acteurs économiques, qui pour créer

    et maintenir des emplois non précaires et qualifiés doivent être rétribués pour les services qu’elles

    rendent et les produits qu’elles vendent. L’équilibre économique de la Ressourcerie s’appuie donc

    principalement sur des ressources liées à des prestations (collecte / traitement / éducation à

    l’environnement…) auprès de clients comme des entreprises, collectivités, particuliers…, et à la vente

    de matières et produits de réemploi.


    Les Ressourceries peuvent aussi accueillir des personnes en grande difficulté sociale et

    professionnelle et les accompagner dans leur parcours d’insertion, elles bénéficient alors de soutiens

    spécifiques adaptés à cette mission.

    Les plus values économiques se mesurent à la création de richesses, aux coûts évités de transports et

    traitement des déchets ultimes, au développement d’activités dans des zones parfois peu desservies

    (zones rurales) et à la création de nombreux emplois.


    Une dynamique sociale

      La dynamique sociale est portée par la Ressourcerie au travers de ses objectifs et de son statut. Les

    projets associatifs ne se limitent pas à l’activité économique mais permettent une transparence, une

    participation citoyenne et collective à la gestion du dispositif, une ouverture sur des dimensions non

    économiques et le tissage de nombreux partenariats locaux.


    Les services proposés misant sur la proximité développent le lien social et la Ressourcerie devient un

    lieu de rencontres et d’échanges. Les projets d’éducation à l’environnement renforcent les liens

    entre la Ressourcerie et les acteurs du territoire (les écoles, les associations environnementales,

    culturelles, de quartier…).


    Les usagers de la Ressourcerie participent activement à la filière réemploi, tant au moment de la

    collecte (précautions prises pour préserver l’état des objets) qu’au moment de l’aboutissement de la

    filière, grâce à leurs achats. La présentation de biens d’équipement à faible prix permet aussi de

    répondre à des besoins d’urgence, de dépannage.


    Cette dynamique sociale se traduit aussi par la création d’emplois dans de nouveaux services, de

    nouvelles activités. Ces emplois sont valorisants, créateurs de richesses et porteurs de sens. Les

    activités de valorisation sont aussi propices à la mise en place d’actions d’insertion professionnelle,

    de formations pré-qualifiantes.


    C’est donc sur un champ social large qu’on peut évaluer les plus values des Ressourceries, qui visent

    à enraciner le développement durable dans l’esprit d’une économie solidaire.

    Les Ressourceries participent à l’émergence et à la structuration d’une nouvelle filière économique

    dans le domaine de l’environnement : celle de la


    valorisation des déchets par réemploi .

    Dans un contexte réglementaire qui devient favorable au réemploi, ces structures apportent une réponse à la

    problématique de gestion des déchets et aussi de prévention en incluant des dimensions sociétales

    qui répondent aux préoccupations actuelles des collectivités locales.

     

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