• Retour à la perversion idéologique du libéralisme : le réveil

     

    Je mets enfin en ligne cet article jeté au fond d'un tiroir et j'y ajoute ce supplément de réflexion:

     

    Dans les années 1930, le parti nazi écarte du pouvoir certains dirigeants d’IG Farben, dont Carl Bosch – Prix Nobel de chimie en 1931 - , pour y placer des hommes sûrs, en particulier Hermann Schmitz qui succède en 1940 à Bosch. Hitler prépare ses plans de conquête et son armée. Ce qui bénéficie à IG Farben. 

     

    Des préparatifs de guerre dont se doute la firme américaine qui enregistre une croissance de son chiffre d’affaires. « Il faut accepter le réarmement de l’Allemagne et l’accroissement de son armée… et mêmes certains épisodes annexes comme l’émigration (des Juifs) et les camps de concentration », écrit DuPont Berater F. Cyril James le 13 avril 1939.

     

    Grâce à L'essence synthétique, (qui est un mélange d'hydrocarbures non dérivés du pétrole, mais obtenus à partir d'une autre source telle que la houille ou le lignite ) l'Allemagne Nazie pu faire décoller ses avions et envahir la Pologne, La France, les pays de l'est... La firme Américaine Dupont de Nemours livra n'énorme quantité de Lignite. Sans le financement des banques à travers le monde, des échanges industriels et du commerce mondial avec les américains, Hitler n'aurait pu enclencher et déclencher la seconde guerre mondiale. Sans la continuité des approvisionnements en matières premières de l'industrie étrangère, cette guerre n'aurait pu perdurer et tuer 60 millions de personnes. Les affaires sont les affaires, pour une poignée d'individus, même si le monde part en fumée, si la vie est éradiquée. Hier comme aujourd'hui, se sont les mêmes qui manipulent à l'abri des cénacles feutrés. Cela explique pourquoi Hitler n'a jamais été assassiné avant et pendant la seconde guerre mondiale et lors de la première Jaurès  "lui" l'a été.

     

    La morale de cette histoire (le chevalier blanc américain après avoir perdu le monde le sauva). Mais à quel prix et quelle insondable connerie). La morale seconde c'est que des hommes amoraux et immoraux seront toujours là pour le faire basculer...  La Morale tierce serait que ceux qui le sauvent  en aient marre de ceux qui le perdent.

     

     

    Article 

     

    Je voudrais, ici, préciser, les idées qui m’avaient conduit à écrire ce premier article et ouvrir une prospective. 

    Dans les années soixante, le triomphalisme faisait encore obstacle à une évaluation sobre et lucide de la réalité du capitalisme. La révolution de 1968 introduisit un grain de sable qui allait gripper le mécanisme, pourtant parfaitement huilé, de l’idéologie libérale. 

    Ce petit grain suffit à faire entendre la première note discordante et grinçante dans les rouages de l’énorme machinerie qui avait fonctionné, sans à coup, depuis deux siècles. Pour un petit nombre de libres-penseurs cette note fut la mise en forme d’un réalisme sous jacent malgré le climat d’euphorie de l’époque. 

    Sa vibration s’est poursuivit pendant deux décennies, jusqu’à la chute du communisme. 

    J’estimais et je l’estime d’autant plus maintenant que, 1968 a été le premier défi sérieux et réel au modèle libéral. Celui d’une prise de conscience que tout, en fait, n’était que libéralisme. Le problème c’était justement cette idéologie. 

    Tous les mouvements de vieille gauche, dans un contexte d’hébétude politique, n’exprimaient que le guignol qu’on agite devant la scène pour divertir le public. 

    Si, en 1968, nous étions parvenus à cette conclusion, il nous était facile, ensuite, d’interpréter les événements qui allaient suivre. Le néolibéralisme, dont la dynamique est freinée depuis le début du siècle, a vu disparaître ses principaux adversaires. Il rêve d’imposer sa conception du monde, sa propre folie délirante à la terre entière. 

    Sur le petit nombre que nous étions et qui ont senti le vent de l’histoire tourner, beaucoup se sont rangés et ont rejoint une position sociale spécialement aménagée à leur attention. Une partie est restée silencieuse, le restant est entré en clandestinité. 

     

    1968 et 1989 n’ont constitué qu’un seul et même événement historique. Je ne crois pas qu’un historien comme Fernand Braudel me démentirait à ce propos. La signification et la portée de cet événement aura été l’étincelle qui alluma la mèche d’implosion de l’idéologie libérale et permis de comprendre la fin d’une ère. 

    Les conséquences de cette fracture de la légitimité du consensus libéral furent la répression et l’étouffement, le recentrage du capital vers la spéculation financière. 

    L’arme de la peur a été employée pour protéger les intérêts des couches dominantes. La pression des couches populaires a été contenue parce qu’elle avait comme corollaire la crédibilité qu’elles accordaient au système. Tant que la majorité considérait qu’il n’y avait pas un meilleur système, elle pouvait être domestiquée. 

    Si les force populaires ne peuvent plus être apprivoisées, la disposition des couches dominantes à faire des concessions se réduit, laissant le champs libre à un totalitarisme libéral, c’est à dire une dictature comparable à celle de la guerre froide en Union Soviétique. 

    Nous sommes rentrés dans une nouvelle ère, l’ère de la guerre froide du libéralisme contre la population civile de toute une planète. Pour de nombreux citoyens du monde, l’idée ultra-libérale est une utopie. Vivre dans des conditions de "liberté" absolue est aussi doctrinal que prôner la solution finale. C’est de cette conception qu’il faut avoir peur. 

    Nous exprimons tous le besoin d’un changement et nous nous demandons comment penser le futur. Personnellement, devant la désintégration sociale à laquelle nous assistons, j’inclinerais vers deux axes principaux : 

    Le premier est le regroupement des forces vives, toutes tendances confondues, au sein d’un grand mouvement citoyen et mondial. Le second est de nous garantir que nous aurons toujours, sous les pieds, un habitat viable pour durer et perdurer. Si ces deux conditions sont remplies, le reste peut prendre un peu de temps mais, sera en fin de compte une formalité. 

    Peut être alors, on pourra appliquer ce qu’une personne en 1968 avait écrit sur les murs du théâtre de l’Odéon à Paris "dans les chemins que nul n’a foulés risque tes pas, Dans les pensées que nul n’a pensées risque ta tête". L’émergence d’un autre système cessera alors d’être utopique comme une clef qui ouvre la porte du futur, par exemple le système *écosapiétal. 

    Le système écosapiétal n’est pas vraiment un système en fait, mais plutôt une véritable démocratie regroupant tous les individus vraiment « sages » de l’humanité et formant l’avant garde d’une génération de « mutants » dans le bon sens du terme, face à la folie des autres groupes sociaux. En quelque sorte les plus "sages" d’une nouvelle humanité.  

    *Ecosapiétal veut dire que la sagesse de l’homme et de la nature ne font qu’un (terme que j'ai imaginé en pensant à sapiential) 

    NB/ Il s'agit bien d'un article ancien des années 2000

     

     

     

     

     

     

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